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21 décembre 2019 | Lawrence.Rollier | Non classé
Le 2 décembre 2019, trois classes (1TPCM, 2GSO, 2GCG) sont allées voir la pièce « Le courage » au Escher Theater. Le thème était les inégalités, surtout celles entre hommes et femmes, et le courage que nous, les filles, nous devons avoir, parfois, pour nous affirmer. Il y avait quatre actrices avec des histoires différentes de combat : ainsi, une employée de Nestlé qui s’est battue pour révéler que la multinationale vendait des produits qui avaient causé la mort d’une vingtaine de bébés (histoire vraie) ; une Africaine parlait de la lutte d’un athlète noir pour s’imposer face aux Américains et au racisme en général ; une femme essayait de fuir les violences que lui faisait subir son mari, une autre culpabilisait de son manque de courage devant une agression dont elle avait été le témoin. Ces histoires étaient vraiment touchantes, et nous ont ouvert les yeux. Nous avons pu nous reconnaître dans certaines situations. Même si les sujets étaient sensibles, tristes et parfois tragiques, il y avait des moments très drôles, provocateurs même, qui nous ont bien fait rire. Après la pièce, nous avons pu poser des questions au metteur en scène, une femme justement, et aux quatre comédiennes. La conclusion de cet échange, c’est qu’il faut se battre pour s’affirmer, ne pas se laisser manipuler. C’est cela, le courage.
La classe de 2GCG
5 décembre 2019 | Lawrence.Rollier | Non classé
Scala entraîne le spectateur dans une fugue métaphorique, qui prend sens à travers la relation qui se joue entre l’homme et les forces qui le traversent.
TEASER
Ainsi nommé par Yoann Bourgeois parce que le lieu [La Scala à Paris] même l’a inspiré, Scala se déploie dans un dispositif qui reprend le bleu choisi par Richard Peduzzi pour habiller le théâtre. Soit un espace domestique revisité par les surréalistes : des portes à la Magritte – qui grincent -, un escalier central qui s’élance vers l’infini, un lit qui bascule et se redresse, un coin salon avec des tableaux qui ne tiennent pas en place, des chaises et une table qui se déforment et se reforment à l’infini. Mais aussi de chaque côté de l’escalier deux trampolines qui donnent des ailes au mouvement. Sept interprètes – cinq hommes et deux femmes – habitent et parcourent cet espace : avec une fluidité qui ne doit rien au hasard, ils effectuent et répètent mécaniquement quasi les mêmes trajectoires imposées par des réactions en chaîne, soumises à un automatisme qui éclaire autant une impossible issue heureuse que l’entêtement humain à essayer encore et encore. « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. » disait Samuel Beckett…
Obstination à vivre
Captifs d’un mouvement permanent, d’une partition ponctuée de subtiles variations, ils chutent, se relèvent, disparaissent dans des terriers qui les engloutissent, réapparaissent, se suivent, se dédoublent, s’élancent, s’affaissent… Après Celui qui tombe (2015), qui imposait aux interprètes la contrainte d’un sol perpétuellement mouvant, Yoann Bourgeois poursuit ici sa quête du « point de suspension », d’une théâtralité singulière, à la fois circassienne et chorégraphique, où les « acteurs-vecteurs » sont manipulés et agis par les forces qui les traversent. Les hommes et femmes se confrontent à une somme de machines, qui chacune relie un objet du quotidien à un mécanisme qui détraque habitudes et confort. Yoann Bourgeois relève que la relation entre le corps et les forces physiques qui le contraignent est « une source inépuisable de drame ». Certains moments sont plus évocateurs que d’autres. Parfois l’humour s’en mêle, comme lorsque le balai s’attaque à une multitude de doigts qui sortent de trous. Parfois un changement de costumes nous alerte sur la précarité de l’humanité. C’est surtout dans l’effort et l’insistance de ces êtres assujettis que la pièce, quoiqu’inégale, est touchante. Dans leur obstination à vivre. L’aventure théâtrale des corps en mouvement est un périple mental que chacun appréhende à sa guise…
25 novembre 2019 | Lawrence.Rollier | Non classé
Cambrioler une banque ne va pas sans danger ni, partant, sans courage. Ce n’est pas moral pour autant, ou du moins il faudrait des circonstances bien particulières (concernant spécialement les motivations de l’acte) pour que cela puisse le devenir. Comme vertu, au contraire, le courage suppose toujours une forme de désintéressement, d’altruisme ou de générosité. Il n’exclut pas, certes, une certaine insensibilité à la peur, voire un certain goût pour elle. Mais il ne les suppose pas nécessairement. Ce courage-là n’est pas l’absence de peur : c’est la capacité de la surmonter, quand elle est là, par une volonté plus forte et plus généreuse. Ce n’est plus (ou plus seulement) physiologie : c’est force d’âme, face au danger. Ce n’est plus une passion : c’est une vertu, et la condition de toutes. Ce n’est plus le courage des durs : c’est le courage des doux, et des héros. (…) La peur paralyse, et toute action, même de fuite, s’en arrache quelque peu. Le courage en triomphe, du moins il s’y essaie, et il est courageux déjà d’essayer. Quelle vertu autrement ? Quelle vie autrement ? Quel bonheur autrement ? Un homme à l’âme forte, lit-on chez Spinoza, «s’efforce de bien faire et de se tenir en joie» : confronté aux obstacles, qui sont innombrables, cet effort est le courage même. (…) Pour le reste il faut rappeler que le courage n’est pas le plus fort, mais le destin ou, c’est la même chose, le hasard. Le courage même en relève et y reste soumis. Pour tout homme, il y a ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas supporter : qu’il rencontre ou non, avant de mourir, ce qui va le briser, c’est affaire de chance au moins autant que de mérite. Les héros le savent, quand ils sont lucides : c’est ce qui les rend humbles, vis-à-vis d’eux-mêmes, et miséricordieux, vis-à-vis des autres. Toutes les vertus se tiennent, et toutes tiennent au courage.
7 octobre 2019 | Lawrence.Rollier | Non classé
Catherine, comment as-tu découvert ces quatre autrices ?
Tous les ans en France, la SACD* organise un évènement qui s’intitule « Les intrépides ». La SACD choisit plusieurs autrices et passe une commande pour des textes courts sur une thématique qui change tous les ans. En 2017, la SACD m’a demandé de piloter cet évènement, le thème choisi était « le courage » et j’ai demandé à ces autrices d’écrire des monologues afin que l’on puisse avoir une idée de ce que représente le courage aujourd’hui, du point de vue de ces femmes.
Quatre textes présentant autant de formes de courage : pourquoi, dans le titre, Le courage est-il mis au singulier ?
Parce que c’est un concept universel. Le courage se manifeste de différentes façons mais quel que soit le contexte qui déclenche l’acte de courage, toutes ces situations ont un point commun : le dépassement de soi-même. Le courage permet de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre que la vie nous impose. Jankélévitch dit cette phrase que j’aime beaucoup : « Il faut commencer par le commencement. Et le commencement est le courage ».
Les textes évoquent parfois des situations très difficiles, quelle posture as-tu choisi de prendre pour les aborder ?
L’unité c’est le courage féminin. Comme il y a plusieurs formes de courage, nous les traitons de façons différentes. J’affronte certains sujets de plein fouet, sans artifice, avec toute la gravité et l’émotion nécessaire, d’autres textes sont traités avec légèreté parce que parfois, il est utile de dédramatiser, c’est ça aussi le courage, d’autres passages encore, sont chantés. Quand Gainsbourg écrit Les bleus, la musique permet de mettre une distance avec la violence.
Quelle est ta méthode de travail ?
Je suis percutée par un texte ou je rencontre quelqu’un ou je vois quelque chose qui me choque, m’indigne, me touche. Mon questionnement sur le courage a été déclenché par la mort de la philosophe Anne Dufourmantelle qui s’est jetée à l’eau pour sauver un enfant en difficulté au large. Elle s’est noyée. Elle avait écrit en 2011 L’éloge du risque et certains ont pris la parole pour dire « qu’elle n’aurait pas dû risquer sa vie », « elle aurait dû penser à ses enfants et ne pas y aller ». Pour certain, c’était un acte irresponsable, pour moi c’était un acte de courage phénoménal. J’ai commencé à me demander « qu’est-ce que le courage aujourd’hui ? »
Ensuite, je glane de l’information, je regarde des documentaires, des interviews, je lis, je cherche à enrichir ma réflexion puis une fois « nourrie », je laisse infuser. À un moment l’idée pointe. Je tire sur le fil et de ces recherches émergent des images, des sons, qui vont prendre forme dans ma tête. Je vais ensuite discuter avec mes collaborateurs : scénographe, éclairagiste, pour inventer, structurer puis construire un univers. Il s’agit ensuite de diriger les comédiens pour qu’ils s’approprient les textes et que leurs corps s’épanouissent dans l’univers proposé.
2 septembre 2019 | Lawrence.Rollier | Non classé
Créé en début d’année au Festival Suresnes Cités Danse, le spectacle La finale de Josette Baïz ouvre la saison du Escher Theater en orchestrant un métissage de danses joyeux et débridé, pour déplacer les frontières chorégraphiques et relever les talents singuliers de six excellents interprètes.
Quelle a été votre réaction quand Olivier Meyer vous a commandé une création ?
C’est pour moi très agréable de retrouver ce milieu et ces danseurs. A l’audition, j’ai été de surcroît impressionnée par leur évolution technique. Quand j’ai débuté avec la compagnie Grenade, il y a 25 ans, nous avions beaucoup travaillé le hip hop car c’était la pratique la plus courante chez les garçons des quartiers, mais nous restions très ouverts aux danses métissées. Récemment, nous nous consacrons plutôt aux techniques du contemporain. J’ai repéré à l’occasion de cette commande nombre de nouvelles danses, avec un travail au sol affûté et une fluidité étonnante.
Quelles sont les qualités que vous avez privilégiées en choisissant vos danseurs ?
Ils sont très virtuoses, très pointus, chacun dans leur technique : pop, krump, old style, new style, house, dance hall… J’essaie de les sortir de leur zone de confort en leur apprenant le métissage propre à Grenade. Ce n’est pas du collage au sens où chacun s’exprime de manière aboutie dans son style et doit se confronter à la technique de l’autre. Tout le monde doit faire des claquettes, même en baskets, y compris les krumpeurs. Ce qui revient, pour eux, à trahir leur communauté. Mais tous l’acceptent, avec beaucoup de gentillesse, même si c’est un énorme travail. Je sens une belle énergie, beaucoup de plaisir. J’ai dû choisir instinctivement des gens qui ont une énergie très positive. C’est une très bonne équipe.
Comment se passe la création avec le compositeur Thierry Boulanger ?
Je ne le connaissais pas, c’est Olivier Meyer qui me l’a proposé. Thierry Boulanger façonne une écriture musicale très cinématographique, très profonde, qui crée un décalage avec le plateau. Cette commande est un projet jubilatoire et dynamique. Au sein de cette rencontre, nous amenons de la pulsation et de l’humour, du mouvement et de la fantaisie.
11 juin 2019 | lightbulb | Non classé
La chorégraphe Simone Mousset a accepté d’être la première artiste associée au Théâtre d’Esch. Au fil des trois prochaines saisons, le public pourra découvrir trois de ses spectacles (dont deux créations) mais aussi participer à plusieurs projets qui lui feront découvrir la danse contemporaine.
« Je trouve chouette de voir la dynamique et les nouvelles idées qui soufflent sur le Théâtre d’Esch. Cela me motive d’être de la partie. Et puis, le courant passe bien avec la directrice Carole Lorang », confie la jeune femme qui est née à Canach mais qui a aussi des origines dans le sud du pays. « La Maison Mousset vient du côté de mon grand-père », dit-elle quand on l’interroge sur son lien avec la ville. Mais est-ce bien vrai ? Après tout, Simone Mousset a inventé l’histoire de la création du premier Ballet national folklorique du Luxembourg par les sœurs Bal dans les années 60. Son spectacle documentaire, intitulé «Bal», était tellement bien conçu qu’il était difficile de ne pas tomber dans le panneau ! Derrière cette mystification, elle voulait soulever la question du Nation Branding. Cette première pièce d’envergure lui a valu d’être la lauréate du Lëtzebuerger Danzpräis en 2017. Elle sera recréée à Esch en 2020. On est curieux de voir le résultat, sachant que désormais le public sait à quoi s’en tenir. Simone Mousset aime jouer avec le public pour l’emmener là où il ne pensait pas aller. La danse est pour elle « une manière de construire des mondes imaginaires qui questionnent notre rôle dans le monde d’aujourd’hui, en tant qu’individu et société ». Comme ingrédients pour pimenter ses spectacles, elle se sert de l’humour, du bizarre, du surréel. Une tambouille très personnelle aux saveurs surprenantes, teintées de folklore et ramenées des nombreux pays où elle a vécu.
À 30 ans, elle vit « comme une tzigane » avec son mari qu’elle a connu en Sibérie et ses deux petits enfants qui ont déjà bien exploré la planète. C’est à Londres que l’artiste s’est formée à la danse classique et contemporaine (Laban, Royal Academy of Dance, London Contemporary Dance School/EDge) avant de travailler pour des compagnies en Angleterre, Russie, Liban, Allemagne, et Luxembourg. En 2014, elle a créé au Luxembourg « Their Past », une pièce qui fait dialoguer la danse contemporaine et le folklore. Puis il y a eu « Impressing the Grand Duke » en 2016, dans laquelle elle s’affirme comme artiste « émergente ». Avant la consécration de Bal en 2017. The Passion of Andrea 2, spectacle né lors de sa participation au TalentLAB au Grand Théâtre de Luxembourg en 2016, s’annonce pour cet automne. Simone Mousset est pédagogue de danse qualifiée et se dit curieuse de réfléchir à une manière de faire découvrir la danse contemporaine au public de manière « sympa et amusante ». Comment ? Elle cogite encore… laissons-nous donc surprendre ! Son association avec le Théâtre d’Esch va lui donner l’occasion de passer un peu plus de temps au Luxembourg, même si cela ne l’empêchera pas de continuer à sillonner le monde. Entre autres, elle contribue au programme culturel du pavillon luxembourgeois à l’Exposition universelle de Dubaï en 2020.
11 juin 2019 | martinepaul | Non classé
Une forme de comique, mais qui fait rire surtout de ce qui n’est pas drôle. Par exemple, ce condamné à mort qu’évoque Freud, qu’on mène un lundi à l’échafaud : « Voilà une semaine qui commence bien ! », murmure-t‑il. Ou Woody Allen : « Non seulement Dieu n’existe pas, mais essayez de trouver un plombier pendant le week-end ! » Ou encore Pierre Desproges annonçant sa maladie au public : « Plus cancéreux que moi, tu meurs ! » Cela suppose un travail, une élaboration, une création. Ce n’est pas le réel qui est drôle, mais ce qu’on en dit. Non son sens, mais son interprétation – ou son non-sens. Non le plaisir qu’il nous offre, mais celui que nous prenons à constater qu’il n’en propose aucun qui puisse nous satisfaire. Conduite de deuil : nous cherchons un sens ; nous constatons qu’il fait défaut ou se détruit ; nous rions de notre propre déconfiture. Et cela fait comme un triomphe pourtant de l’esprit.
L’humour se distingue de l’ironie par la réflexivité ou l’universalité. L’ironiste rit des autres. L’humoriste, de soi ou de tout. Il s’inclut dans le rire qu’il suscite. C’est pourquoi il nous fait du bien, en mettant l’ego à distance. L’ironie méprise, exclut, condamne ; l’humour pardonne ou comprend. L’ironie blesse ; l’humour soigne ou apaise.
« L’humour, disait Boris Vian, est la politesse du désespoir. » C’est qu’il évite d’en incommoder les autres. Il y a du tragique dans l’humour ; mais c’est un tragique qui refuse de se prendre au sérieux. Il travaille sur nos espérances, pour en marquer la limite ; sur nos déceptions, pour en rire ; sur nos angoisses, pour les surmonter. « Ce n’est pas que j’aie peur de la mort, explique par exemple Woody Allen, mais je préférerais être ailleurs quand cela se produira. » Défense dérisoire ? Sans doute. Mais qui s’avoue telle, et qui indique assez, contre la mort, qu’elles le sont toutes. Si les fidèles avaient le sens de l’humour, que resterait-il de la religion ?
21 mai 2019 | lightbulb | Non classé
Le théâtre contemporain doit être le témoin de nos réalités, un témoin à la fois critique et inventif.
Le fil rouge de notre première saison est le courage sous toutes ses formes. Il parcourt aussi bien notre programmation pour adultes que les spectacles jeunes publics. L’un des thèmes clés sera notamment le courage féminin, un courage qui souvent se veut discret, parfois invisible, mais qui sait se montrer tenace et persévérant. Il y aura aussi le courage désespéré de celui qui reprend sans cesse le risque de faire face à ses peurs. Vous avez rendez-vous avec des figures mythiques — qu’elles soient fictionnelles ou historiques — comme Madame Bovary, Carmen, Don Quichotte et Scapin ou encore Hannah Arendt, chacune obtenant un traitement artistique différent.
Pour moi, le théâtre est non seulement un lieu d’émerveillement esthétique, mais aussi un formidable outil socioculturel, qui nous sert à nous interroger sur nos propres vies en nous confrontant à l’inconnu, tout en permettant, à titre symbolique et expérimental, de nous enrichir, dans une certaine mesure, de nous réinventer au contact d’autres réalités. C’est pour cela que le théâtre documentaire trouve également une place de choix dans ma programmation. Il s’agit bel et bien d’un théâtre qui s’inspire de la « vraie vie » pour la transformer en un objet artistique à part entière. Nous avons des spectacles qui parlent de l’autisme, de la situation des salariées transfrontalières, des fake news, de la sexualité ou encore du fanatisme.
Finalement — et c’est peut-être le point le plus important pour moi —, tout au long de cette programmation 2019/2020 et probablement pendant tout mon mandat, je défendrai l’humour sous toutes ses formes, justement comme une attitude courageuse face à l’existence, comme un état d’esprit. Si je parle d’humour, je pense à des spectacles absurdes, décalés, pleins de dérision, des spectacles qui jouent avec le deuxième, voire le troisième degré. Je me réjouis de faire découvrir des créateurs et des collectifs d’artistes qui ne se prennent pas trop au sérieux et cultivent l’autodérision.
Je pense qu’en optant pour une attitude qui autorise le rire bienveillant, on crée probablement la distance nécessaire au bon dosage de la réflexion et du ressenti.
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